Simple mise en garde :
La Savoie vue de l'université...
Le blog de Philippe THOMAZO

C'est des affrontements hallucinants qu'on a pu observer ces derniers jours dans la cité ducale. En effet, n'arrivant pas à entrainer la jeunesse savoyarde dans une mobilisation visant à préserver leurs avantages, les nantis que sont les pros de la grève ont engagés la radicalisation du mouvement, envoyant notre jeunesse, nos enfants, en première ligne pour défendre LEURS avantages.
Tout à commencé le mardi 12 octobre, journée de mobilisation "historique" selon les syndicats. Or, force est de constater que les jeunes n'ont pas suivis, préférant assurer leur avenir en allant en cours et au travail. On a pu assister à l'échec de l'AG à Jacob avec tout au plus une quarantaine de personnes dont seulement une quinzaines d'étudiants. Les lycéens aussi ont alors préférés le sérieux de la salle de cours aux sirenes des syndicats.
Ne pouvant laisser passer une chance de plonger une partie de la France dans le chaos que souhaitent les archeo-syndicalistes, plusieurs manoeuvres se sont alors mis en oeuvre pour forcer cette population à entrer dans la valse des manifs.
Faute de bloquer les établissements, quelques lycéens ont alors choisis de bloquer les routes y accedant avec l'aide... de Force Ouvrière.

Plus tard, les même revenaient pour renforcer la barricade en allumant le feu aux poubelles, et caillassaient les pompiers venus faire leur travail, c'est à dire éteindre le feu. Face à cette violence les forces de l'ordre ont été forcées à intervenir et à déloger les syndicalistes, dont la plupart n'étaient plus lycéens, du lycée.
Plus tard, les lycéens grevistes ont pris la direction de la cassine afin d'aller chercher les cheminots et tenter de bloquer les établissements non mobilisés, et finissant par bloquer certains axes routiers.
On a assisté depuis une semaine à toute une série d'actions à l'initiative des mêmes personnes visant à nuir au confort quotidien des gens : blocage du dépot pétrolier de Chignin, qui n'était pas à l'initiatives des travailleurs de ce dépot. Blocage du dépot de bus de Chambéry, afin de paralyser les transports en commun alors même que les chauffeurs n'étaient pas en grève.
On est encore monté d'un grade hier, lorsque quelques dizaines de jeunes, attisés par le NPA local et ses articles "Faut que ça pete" (http://chamberycentpourcentagauche.fr/blog/index.php?post/2010/10/19/Faut-que-%C3%A7a-p%C3%A8te-!) , se sont rassemblés proches de la manifestation dans le seul objectif d'affronter les forces de l'ordre. le bilan est effarant, avec la gendarmerie mobile obligée de gazer en abondance afin de tenter de disperser ces jeunes montant des barricades de chaque coté de la rue de Boigne, incendiant les poubelles, cassant les abri-bus.
Ceci n'est pas tolérable, et l'extreme gauche soufflant sur les braises est coupable de laisser des jeunes dont beaucoup n'étant pas majeurs se faire charger par des forces de l'ordre intervennant dans des situations dangereuses et difficiles, afin de défendre les intérets catégoriels qui ne sont pas les leurs.
Notre jeunesse n'a pas à payer pour les privilèges de certains, cette réforme est indispensable, elle ne va même pas assez loin, et nos jeunes méritent mieux que d'être manipulés par certains.
De plus, les agissements des groupes de casseurs est intolérable, et nous nous devons de soutenir les forces de l'ordre dans
leur mission, ainsi que les soldats du feu, souvent pris à partie alors qu'ils ne font que leur travail, sauver des vies, au péril de leur vie.