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Ce blog est d'abord celui d'un militant... Tombé dans la politique au moment du CPE, le libéralisme m'a pris très tot. La liberté est, pour moi, la chose la plus importante qui soit et ne peut en aucun cas être négociée. C'est ce fil d'ariane qui guide la plupart de mes combats politiques, notamment pour la reconquete de la mairie de Chambéry et de la région Rhône-Alpes, ainsi que sur un terrain plus dur : l'université française, ou l'égalitarisme est la règle, fossoyant ainsi l'ensemble de notre système éducatif. Pour le reste, je vous laisse juger par ce blog mes divers positionnements :-)

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Jeudi 6 janvier 2011 4 06 /01 /Jan /2011 23:08

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En ce début d'année 2011, il est temps de faire un premier point sur l'évolution du budget de notre université sur les quatres derniers exercices, ceux du mandat de Nicolas Sarkozy.

 

On a l'habitude d'entendre, dans tous les médias, que "le gouvernement sacrifie la jeunesse", "la droite c'est le recul", "on se désinvestit de l'enseignement", et nombres d'intellectuels se plaisent à signer des pétitions pour "sauvegarder l'enseignement public", comme s'il était en danger.

 

Mais ces fantasmes ne résistent pas à l'épreuve des faits. Observons avec un peu de recul les premiers effets de la politique de Nicolas Sarkozy et de sa ministre de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse.

 

Le constat premier était le manque d'investissement de l'Etat par étudiant, en France : en effet, en 2007, l'Etat investissait moins dans un étudiant par rapport à son investissement dans un lycéen ou un collégien.

 

C'est encore le cas, mais le rattrapage se fait à marche forcée. Même en rentrant tardivement dans le jeu des compétences élargies, la dotation globale de fonctionnement de l'université de Savoie aura progressée de 36.2%, passant d'un peu plus de 5.5 millions d'euros en 2007 à un peu plus de 7.5 millions d'euros en 2011. Un effort sans précédent depuis la création de notre université.

 

Alors certains diront que l'université à été sacrifiée sur l'autel de la "rentabilité", et que seules les filières "rentables" (comprendre, les filières autre que les sciences humaines et sociales, majoritairement à gauche), seraient aidées. Encore une fois, un fantasme.

 

En effet, la DCG par étudiant aura augmentée dans TOUS les UFR (unité de formation et de recherche). Une augmentation de 15% pour l'institut de Management, de 46% pour la faculté de droit et d'économie (FDE), de 66% pour le centre de la montagne (CISM), de 71% pour les sciences fondamentales et appliquées (SFA), mais aussi de 48% pour les lettres langues et sciences humaines (LLSH). Encore une fois de la désinformation.

 

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On nous dira alors que c'est un gouvernement "anti-social". Pourtant, quand on regarde la politique sociale étudiante, c'est sous ce gouvernement que l'on aura vu les jobs étudiants défiscalisés (loi TEPA, en 2007), que l'on aura vu la création du 10eme mois de bourse (à partir de ce mois de septembre), que l'on aura vu la création d'un nouvel échelon de bourse... Encore une fois, un effort sans précédents.

 

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Une autre "honte" de nos universités, était l'état de leur immobilier. La encore Valérie Pécresse a pris le probleme à bras le corp, en lancant le plan campus, pour réinvestir les 5 milliards dont elle disposait dans un appel à projet, pour offrir aux 15 campus retenus un grand coup de neuf. Si les 15 principaux projets retenus ont bénéficiés de financements énormes, aucune fac, même les non laureates, n'ont été oubliées, afin de leur permettre de rénover leurs batiments. A condition d'avoir déposé un dossier. Hors, prisonniere de l'ideologie gauchisante d'une partie de son équipe de direction, notre université n'avait pas déposé de dossier pour le plan campus, l'handicapant sérieusement vis à vis des autres universités Francaise.

 

Il a fallu toute la patience de certains élus comme Jean Pierre Vial pour arracher une étude de la caisse des dépots et consignations, afin d'établir un audit précis de l'état des batiments de l'université, et organiser la restructuration de nos trois campus, selon un schema directeur du patrimoine présenté cet été en conseil d'administration qui permet enfin d'envisager voir nos locaux bénéficier d'une nouvelle jeunesse.

 

A coté de ca, on peut aussi citer le développement de l'Institut National de l'Energie Solaire (INES), de la mise en place réussie du plan réussite en licence qui a grandement fait chuter l'échec en première année, et un certains nombres d'autres initiatives encore.

 

 

 

En bref, l'Université de Savoie change, tout comme la France change. A un rythme que beaucoup, dont moi, aimeraient voir plus soutenu. Cependant, il est indéniable que le quinquennat qui approche maintenant de sa fin aura vu, dans la vie des universités dont la notre, souffler un vrai vent de fraicheur, de nouveauté, et de changement.

Par Philippe THOMAZO - Publié dans : L'Université de Savoie
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